Guinée: la Céni propose la tenue des élections locales en février 2018

Des urnes dans un centre de Conakry après le scrutin de l'élection présidentielle guinéenne, en 2015 (image d'illustration).
© CELLOU BINANI / AFP

En Guinée, les prochaines élections locales devraient se tenir en février 2018. C’est la date proposée par la Commission électorale ce lundi 25 septembre à l’issue de 3 jours de réunion entre commissaires, partis politiques et société civile. Le mandat des maires est échu depuis 7 ans. Ce scrutin est donc très attendu en Guinée et est l’une des principales revendications de l’opposition.

C’est avec optimisme que le président de la Commission électorale propose la date du 4 février 2018 pour les élections locales. Selon Salifou Kébé, le gouvernement s’est engagé à verser prochainement les 350 milliards de francs guinéens, soit environ 35 millions d’euros nécessaire pour l’organisation du scrutin.

« Aux dernières nouvelles, l’argent n’était pas dans les caisses de la Céni, mais les engagements ont été pris à un tel niveau que nous sommes convaincus que ça ne va pas être un empêchement pour nous. »

Mais ce n’est pas la première fois qu’une date est avancée, rappelle, prudent, Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile.

« Nous n’allons pas accepter des excuses quant aux engagements qui ont été pris par la commission électorale devant nous. Si c’est pour faire le redécoupage électoral, la correction et l’édition des cadres d’électeurs, le délai est suffisant. »

Une question technique reste encore en suspens : selon le code électoral, les commissions locales chargées de comptabiliser les votes (CACV) doivent être présidées par des magistrats. Il en faudrait donc 343, or la Guinée ne compte que 200 magistrats disponibles.