Le Soudan du Sud freine le déploiement de la force de réaction rapide de l’ONU

L'ambassadrice des Etats-Unis Nikki Haley, au Conseil de sécurité de l'ONU, lors de son assemblée générale à New York, le 21 septembre 2017.
© REUTERS/Stephanie Keith

La force de réaction rapide (RPF), qui doit continuer de se déployer au Soudan du Sud, reste l'objet de vives tractations avec le gouvernement de Juba. Dans son adresse au Conseil de sécurité des Nations unies, mardi 26 septembre 2017, l'envoyé spécial de l'ONU dans le pays, David Shearer, a reconnu que le gouvernement sud-soudanais refusait toujours que la RPF protège l'aéroport de Juba ainsi que la base de Tomping, comme le prévoit son mandat. L'ambassadrice américaine Nikki Haley a, par ailleurs, annoncé sa visite dans le pays au mois d’octobre : « la dernière chance de sauver l'accord de paix », selon elle.

Avec notre correspondante à New YorkMarie Bourreau

C'est un tableau très sombre qu'a dressé David Shearer : 7,6 millions de Sud-Soudanais ont désormais besoin d'une assistance humanitaire, le processus politique est toujours au point mort et la force de réaction rapide reste l'objet de vives tensions avec le gouvernement sud-soudanais.

Décidée il y a plus d'un an, cette force ne compte aujourd'hui que 600 hommes sur les 4 000 initialement autorisés. 800 soldats éthiopiens devraient être déployés courant octobre 2017. Mais Juba refuse toujours que cette force protège l'aéroport, comme le prévoit son mandat, et demande une révision de celui-ci d'ici le mois de décembre 2017, quand il doit être renouvelé.

Montée des violences dans la région d’Equatoria

Le gouvernement reste très sensible à la question de la souveraineté de son aéroport, a reconnu l'envoyé spécial de l'ONU dans le pays. L'arrivée de la force de réaction rapide devait permettre le redéploiement de casques bleus dans la région d’Equatoria où les violences augmentent.

David Shearer a donc annoncé qu'il devrait rencontrer très prochainement les représentants de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), de l'Union africaine et du gouvernement sud-soudanais pour tenter de trouver une issue à cette crise.

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