«Travel ban»: l'ambassadrice américaine reçue par les autorités tchadiennes

La place de la Nation, dans le centre de Ndjamena.
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Dimanche soir, le président américain Donald Trump a ajouté par décret le Tchad à la liste des pays dont les ressortissants sont interdits de séjour aux Etats-Unis. Mais depuis mardi 26 septembre, les officiels américains et tchadiens soutiennent que l'interdiction d'accès au territoire américain est le fait d'une simple erreur administrative. Des membres du gouvernement de Ndjamena ont rencontré l'ambassadeur des Etats-Unis pour une séance d'explications. Les deux parties ont convenu de travailler à lever rapidement le « travel ban ».

Une rencontre d’explications a eu lieu mardi entre les membres du gouvernement tchadien et l’ambassadrice des Etats-Unis à Ndjamena, Geeta Pasi. Après plus d’une heure de discussions, les deux partis semblent s’être compris.

« Nous avons convenu de travailler ensemble pour essayer de régler ces difficultés, explique Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre secrétaire général du gouvernement. Elles sont essentiellement techniques, et puis nous avons bon espoir que dans les semaines à venir la situation va être rétablie et que les choses rentreront dans l’ordre. »

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Selon les sources de RFI, les Américains voulaient des informations sur les documents de voyage produits par le Tchad. Ces documents, dont les copies sont habituellement transmises pour faciliter les vérifications en cas de demande de visa, ne parviennent plus dans la base de données du consulat depuis quelque temps.

Un formulaire devant renseigner sur les évolutions en matière de lutte contre le terrorisme que devaient remplir les services de sécurité n’a aussi jamais été retourné aux services américains. Toutes ces défaillances évaluées par l’administration américaine ont fini par classer le Tchad en tête de liste des pays non conformes. D’où la sanction de l’administration Trump.