Mali: des militaires pour sécuriser les écoles du réseau Gülen à Bamako

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (gauche) et le leader religieux Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis.
© AFP PHOTO / THIERRY CHARLIER / ZAMAN DAILY / SELAHATTIN SEVI

Au Mali, la tension persiste, à Bamako, autour des écoles du réseau Fethullah Gülen, ce très puissant imam turc, en exil, devenu l'ennemi numéro un du président turc, Recep Tayyip Erdogan. Le gouvernement de Turquie, via une fondation, et les réseaux Gülen se disputent le contrôle des écoles gülenistes, dont le groupe « Etablissements Collèges Horizon de Bamako », à tel point que des militaires sont désormais postés à l'intérieur et à l'extérieur de ces écoles.

Devant les établissements visités, se trouvent des éléments de la garde nationale. Ils sont tous armés et ont pris position devant et à l’intérieur des bâtiments.

Ils n’empêchent personne de sortir ou d’entrer mais avec leur arrivée dans un des établissements, une réunion de parents d’élèves qui devait se tenir, s’est terminée plus tôt que prévu.

« Nous avons eu peur, à la vue des militaires », confie un parent d’élève. De son côté, un homme en uniforme qui semblait être le chef d’équipe, a confié à RFI qu’ils étaient là « pour sécuriser les lieux ».

On assiste probablement à une nouvelle phase de la crise qui secoue, depuis quelques mois, les établissements privés « Collèges Horizon de Bamako » ou bien, désormais, « ex-Collèges Horizon de Bamako ».

Avec environ 3 000 élèves, le groupe scolaire est proche de l’opposant et prédicateur turc, Fethullah Gülen, ennemi juré du président turc. Il y a quelques mois, ce dernier a fait créer une fondation - la fondation Maarif - pour reprendre, au Mali, la gestion du groupe scolaire de très bonne réputation. Le gouvernement malien a accepté et facilité les choses.

Dans un premier temps, un protocole d’accord a été signé et, d’après les informations recueillies par RFI, Bamako aurait finalement donné, cette semaine, à la fondation du gouvernement turc, une licence qui fait désormais d’elle, l’unique propriétaire de ces établissements scolaires dans la capitale malienne et à l’intérieur du pays.

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