Afrique du Sud: bagarres entre délégués de l'ANC lors d'une conférence élective

Le président sud-africain Jacob Zuma lance un appel à l'unité de l'ANC alors que le parti est profondéent fracturé, lors d'un discours d'une réunion du parti, le 5 juillet 2017 (photo d'illustration)
© REUTERS/Siphiwe Sibeko/File Photo

En Afrique du Sud, les tensions sont telles au sein de l’ANC que de nouvelles violences ont éclaté ce week-end. A East London se déroulait la conférence élective de la province du Cap Oriental pour désigner le futur président régional de l’ANC. Mais les camps des deux principaux prétendants en sont venus aux mains dans la nuit de samedi à dimanche.

1 700 délégués de l’ANC étaient attendus à East London. Mais ce sont presque trois fois plus de personnes qui se sont présentées à l’entrée du centre de conférence vendredi 29 septembre. Les deux camps se sont mutuellement accusés de grossir leurs rangs.

Une bagarre a alors éclaté vendredi soir. Le même scénario se reproduit le lendemain. A l’intérieur du centre de conférence, c’est le chaos. Les délégués se battent et s’envoient des chaises en pleine tête. Huit d’entre eux sont blessés, dont un grièvement.

951 votants

Malgré les altercations, le vote a quand même eu lieu, tard dans la nuit. Mais sur les 1 700 délégués censés voter, seulement 951 l’ont fait. Le secrétaire sortant Oscar Mabuyane a été triomphalement élu président régional du parti avec 935 votes.

Le camp adverse a tout de suite porté plainte et demandé l’annulation de cette élection. Ces fractures au sein de l’ANC dans la région ne sont que le reflet des fractures du parti au niveau national.

Le camp qui a été élu ne cache pas sa sympathie pour Cyril Ramaphosa, le camp adverse pour Nkosazana Dlamini-Zuma, les deux prétendants pour prendre les rênes du parti en décembre. La région du Cap Oriental sera déterminante lors de la conférence nationale. C’est la deuxième région en nombre de délégués.