Au Togo, une rentrée scolaire dans un contexte social et politique tendu

Salle de classe d'une école primaire au Togo, le 25 avril 2007 (image d'illustration).
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Au Togo, la rentrée scolaire qui débute ce lundi sera perturbée par un mouvement de grève de 48 heures dans le secteur public. Les enseignants, réunis au sein de la Coordination des syndicats de l'enseignement du Togo, ont annoncé samedi à l'issue d'une assemblée générale un mouvement de grève les deux premiers jours de classe. Ils veulent ainsi marquer leur rejet du montant de la prime unique que le gouvernement vient de leur accorder. Pourtant, vendredi, lors de la rencontre avec le gouvernement, tout semblait être accepté.

La cérémonie était solennelle dans la grande salle de réunion de la primature et tous les acteurs conviés. Gouvernement et syndicats de l'enseignement, tous étaient présents à la remise du statut particulier des enseignants. Le Premier ministre, Sélom Komi Klassou pour avoir une année scolaire sereine fait alors une annonce remarquée : « Le gouvernement sous la houlette du président de la République, pour prouver sa bonne foi, sa détermination à créer les conditions d’une année scolaire paisible, sereine, pour tous les acteurs, décide d’augmenter la prime unique de 5 000 francs CFA ».

Un plan quinquennal ?

Mais cette annonce n'est pas bien vue et les enseignants réunis en assemblée générale l'expriment. « Nous avons tenté d’expliquer aux camarades, mais ils se disent que le montant de 5 000 francs et la façon dont ça a été annoncé ne satisfait pas. L’AG de Lomé a demandé d’observer une grève de mécontentement les deux premiers jours de la rentrée », explique Atsou-Atcha, le coordonnateur des syndicats de l'enseignement du Togo, CSET.

Deux jours de mécontentement dès la rentrée, tout en espérant discuter, voir obtenir un plan quinquennal sur les principaux avantages, disent les enseignants.