L’Union africaine au chevet de la RDC

Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'Union africaine (photo d'archives).
© Flickr/CC/Chatham House/©Suzanne Plunkett 2017

Pendant quatre jours, le président de la Commission de l’UA Moussa Faki Mahamat, mais aussi la commissaire aux Affaires politiques, Minata Cessouma, ont rencontré l’ensemble de la classe politique congolaise dont le président Joseph Kabila. Après l’échec de la médiation de l’UA en octobre dernier, l’organisation panafricaine tente une nouvelle fois de résoudre l’impasse politique en cours et d’aider le pays à aller aux élections.

« Dialogue », « écoute », « accompagnement », voilà les maîtres mots de cette visite à en croire un membre de la délégation de l’UA. Car l’Union africaine voudrait se positionner comme une alternative à la posture très critique des pays occidentaux et la politique des sanctions, une sorte de 3e voie.

« Nous pensons qu’il faut gagner la confiance des Congolais pour être entendu », résume ainsi un diplomate africain. La délégation de Moussa Faki Mahamat a donc tenu à voir absolument tout le monde, l’opposition radicale, mais aussi l’Eglise catholique et le président Joseph Kabila.

Principal message : la nécessité de publier rapidement un calendrier électoral. « Même si les scrutins ont pris du retard, il faut un chronogramme au plus vite pour la population congolaise », estime un membre de la délégation qui affirme que la commission électorale s’est engagée à publier un échéancier dans les prochains jours.

L’objectif désormais est de faire en sorte que l’ensemble de la classe politique, et surtout l’opposition, accepte l’idée d’une élection en 2018 seulement. L’UA assure poursuivre les consultations en ce sens. La tâche ne sera pas facile tant opposition et pouvoir sont à couteaux tirés.

Et suite à la visite de l’UA justement,  le Rassemblement de l’opposition, dans un communiqué, appelle à une transition sans Joseph Kabila à la tête de l’Etat à partir de janvier 2018. Selon lui, vu l’échec d’avoir une élection d’ici la fin de l’année, Joseph Kabila ne peut rester au pouvoir.