Tchad: une soixantaine de stations-service non-conformes vouées à la destruction

Scène de rue à Ndjamena, la capitale du Tchad, en mars 2015.
© AFP/Philippe Desmazes

L'Autorité de régularisation du secteur pétrolier Aval du Tchad (ARSAT) a mené ce 3 octobre une opération coup de poing. Depuis la mi-juillet, plusieurs dizaines de stations-service sont en cours de démolition pour non-conformité. Hier, les bulldozers ont sévi dans une partie de la capitale, Ndjamena.

Des bulldozers démolissaient une station-service dans le VIIIe arrondissement de Ndjamena, la capitale tchadienne, ce mardi 3 octobre.

« On l'a notifié à ces 63 stations-service, explique le directeur de l’Autorité de régulation du secteur pétrolier Aval du Tchad (ARSAT), Idriss Abdel Khalikh. Après, on les a mises en demeure. Il y a eu une demande d’extension d’un mois supplémentaire. Nous l’avons accordée et la date d'échéance est expirée ».

Les stations-service qui ne répondent pas aux normes de sécurité sont démolies à partir de ce mardi 3 octobre. Et ce jusqu’au week-end, au grand soulagement des voisins qui redoutent en permanence le déclenchement d’un incendie.

« Dictatorial »

Pour certains gérants de station, la mesure est allée trop vite. « Nous ne sommes pas contre la décision du gouvernement, mais ils sont allés trop vite, de façon dictatoriale », explique l'un d'entre eux.

Mais pour le ministre du Pétrole, le gouvernement qui a trop attendu sera désormais sans pitié. « Nous avons l’obligation de nous conformer, faire en sorte que les stations ne soient plus des dangers, faire en sorte que nous puissions avoir des entreprises aux normes, explique Béchir Madet. Donc, le gouvernement est mobilisé, engagé pour assainir ce secteur ».

En tout, une soixantaine de stations-service à N'Djamena et aux alentours sont concernées par la mesure pour le moment.