Togo: le pouvoir et l'opposition se mobilisent à nouveau

Circulation à Lomé, Togo (photo d'illustration)
© Godong/UIG via Getty Images

A chaque camp sa manifestation aujourd’hui au Togo, où la mobilisation est double. D’un côté, l’opposition appelle une nouvelle fois ses partisans à descendre dans la rue après plusieurs marches ces dernières semaines pour réclamer une fois de plus des réformes de la Constitution, dont l'impossibilité pour le président Faure Gnassingbé de se représenter. De l’autre côté, le pouvoir mobilise lui aussi ses partisans pour défendre le projet de réformes du gouvernement qui sera soumis à référendum. Un projet rejeté par l’opposition.

Ce 4 octobre au Togo, avait lieu une « marche d’avertissement » pour rappeler les exigences de l’opposition : le retour à la Constitution de 1992 et le vote de la diaspora.

A Lomé, cet après-midi, les manifestants continuaient de rallier l'un des trois pôles de rassemblement, d'où ils doivent partir pour se regrouper au carrefour de Deckon. La foule doit ensuite s’ébranler de ce carrefour pour finir enfin en bordure de mer à la plage.

En début d’après-midi, les chefs de partis politiques y animeront un meeting pour clôturer cette manifestation. Lomé est pour l’instant calme. La gendarmerie et de la police se sont postées aux grands carrefours du centre-ville.

« Tu marches et je marche »

Les mêmes manifestations ont lieu dans plusieurs villes à l’intérieur du pays avec les mêmes revendications. De son côté, le parti au pouvoir appelle à un « contre-rassemblement ».

Ces manifestations s’apparentent désormais à un chassé-croisé entre l’opposition et le parti au pouvoir. Un député du parti au pouvoir confiait il y a quelques jours : « A partir de maintenant, ce sera tu marches et je marche ».

Sauf qu’aujourd’hui, le parti de l'Union pour la République au pouvoir (Unir) ne marche pas. Ses militants sont conviés plutôt à un meeting sur le terrain de Forever, un quartier un peu plus au nord de la ville, non loin de l’université de Lomé. Des cars continuent de convoyer les militants vers ce terrain où devait commencer d’un instant à l’autre le meeting cet après-midi.