[REPORTAGE] Le festival international de BD d’Alger fête ses dix ans

De jeunes Algériens dont une participante à un cosplay, au festival international de la BD d'Alger, mardi 3 octobre 2017.
© RYAD KRAMDI / AFP

En Algérie, le Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA) célèbre cette année ses dix ans. Après avoir mis l'accent sur la bande dessinée africaine, les organisateurs ont décidé cette année d'inviter des auteurs français. Mais le public, lui, semble leur préférer l'univers des mangas.

Il fallait un invité de marque pour les dix ans du Festival international de la bande dessinée d’Alger. C’est la France, car pour Dalila Nadjem, la commissaire du FIBDA, Paris est l'un des plus grands partenaires de l'Algérie en termes de bande dessinée (BD).

« Il y a une collaboration qui existe avec plusieurs festivals français… de l’île de la Réunion, de Lyon, d’Angoulême. On a fait des albums collectifs », détaille-t-elle. Et il y a des influences de la BD française sur la BD algérienne, « surtout la première génération, les anciens : ils ont tous été formés à l’école française de la bande dessinée. Donc, il y a de grandes influences. Dans la nouvelle génération, peut-être un peu moins : ils sont plus influencés par le manga ».

Les jeunes algérois préfèrent les mangas

Dans l'après-midi, la conférence de Jacques Ferrandez n'attire effectivement qu'une poignée de spectateurs. L'animation est sur la scène, où se déroule le concours de cosplay, une compétition de costumes de super-héros ou de personnages de mangas, à laquelle participe Souha, 18 ans. « C’est une passion. On aime les animés et donc, ici, il y a beaucoup de gens qui partagent cette passion et on se comprend. Tout le monde se comprend ici. C’est amusant », dit-elle enthousiaste. Elle aime les bandes dessinées japonaises, les mangas. « On vient pour ça », assure-t-elle.

L'année dernière, les mangas et les animés japonais ont représenté 50 % des activités du festival et la majeure partie des ventes de la librairie.