Congo B.: des couloirs humanitaires bientôt mis en place dans le Pool

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso (ici en 2015) a indiqué que des couloirs humanitaires vont être créés dans un bref délai dans le Pool.
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Des couloirs humanitaires vont être créés dans un bref délai dans le Pool, en vue de faciliter la sortie des jeunes armés qui sont, selon les autorités, à l'origine des violences qui secouent cette région voisine de Brazzaville depuis avril 2016. Le chef de l'Etat congolais Denis Sassou-Nguesso l'a indiqué il y a deux jours au cours des échanges directs et francs avec les sages, notables et religieux venus à sa rencontre à Brazzaville.

Recevant mardi 3 octobre diverses personnalités venues du Pool, le président Denis Sassou-Nguesso a indiqué clairement que ces couloirs humanitaires seront créés sans délai. Des instructions ont été données à son directeur de cabinet, aux ministres de la Défense et de l'Intérieur, pour que toutes les conditions soient créées dans un bref délai à cet effet. « La situation du Pool dure depuis des mois certes, mais elle sera résolue dans des délais raisonnables avec l'implication de tous », a indiqué à RFI une source proche du dossier.

Le dirigeant congolais a appelé tous les ex-combattants à sortir du Pool avec toutes leurs armes, même celles de chasse, qui seront toutes rachetées par l'Etat, a-t-il promis.

En écoutant les ressortissants du Pool mardi, on a retenu que la responsabilité des tueries et autres actes inciviques commis dans le Pool n'incombe pas qu'aux ex-combattants Ninjas et à leur responsable Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, mais aussi à quelques éléments indisciplinés de l'armée.

« Dans ce cas la sécurisation des couloirs humanitaires qui vont être créés doit être assurée par les gendarmes », a suggéré un responsable de l'opposition qui a préféré garder l'anonymat et pour qui la gendarmerie a toujours été plus neutre.

La paix véritable dans le Pool passe surtout par le pardon et la réconciliation, a estimé cette même source  qui appelle les autorités congolaises, l'opposition et  la société civile au  sursaut.