France: Pierre Péan condamné pour diffamation contre Ali Bongo

Le journaliste français Pierre Péan est poursuivi pour diffamation par le président gabonais Ali Bngo pour un livre où il évoque le «coup d'Etat électoral» de 2009.
© AFP/Eric Feferberg

Fin d'une épisode dans le feuilleton judiciaire qui oppose le président gabonais Ali Bongo au journaliste écrivian français Pierre Péan, pour son ouvrage « Nouvelles affaires africaines, mensonges et pillages du Gabon » paru en 2014, qui vait fait scandale au Gabon à sa parution. Comme attendu, le tribunal correctionnel de Paris vient de rendre son verdict : il condamne Pierre Péan pour diffamation contre le président du Gabon.

Le verdict est tombé ce jeudi après-midi. Il vient de condamner Pierre Péan pour « avoir porté atteinte à l'honneur et la considération d'Ali Bongo » pour des propos qui se trouvent dans l'ouvrage. Et plutôt surprenant, les deux parties se disent satisfaites par cette décision.

Maître Delphine Meillet, qui défend les intérêts du président gabonais, estime que l'écrivain français est condamné « pour avoir publié un brulot contre le président Bongo », des « horreurs » pour lesquels lui et son éditrice sont condamnés à payer 1 000 euros d'amende.

Le livre de Pierre Péan Nouvelles affaires africaines, mensonges et pillages du Gabon met en cause le président Ali Bongo dans plusieurs affaires, dont des assassinats.

Après un premier non-lieu en février de cette année, le président gabonais avait porté plainte pour diffamation. Son avocat estime que Pierre Péan y réfléchira désormais à deux fois avant de « tenir des propos inadmissibles » sur le chef d'état.

On retrouve la même satisfaction du côté de la défense de l'écrivain. Maître Florence Bourg estime que Pierre Péan a été condamné pour de petits détails sur une tentative d'assassinat sur un opposant gabonais. Et de crier victoire en soulignant que « toutes les demandes de publication » du verdict d'Ali Bongo ont été rejetées par le tribunal.

Enfin, le passage qui avait fait le plus sensation à Libreville affirme que le président gabonais serait un enfant nigérian adopté pendant la guerre du Biafra. Ce sujet a été à peine effleuré durant ce procès, car il n'était pas en débat explique son avocat.