Découverte des restes de 21 coptes égyptiens tués par l'EI en Libye

Des membres de la famille des coptes égyptiens enlevés à Syrte, en sit-in devant la cathédrale orthodoxe de la ville, le 13 février 2015, peu avant la diffusion de l'exécution.
© REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

La découverte par les autorités libyennes des dépouilles de 21 Egyptiens coptes dans un charnier dans la ville de Syrte, sur la Méditerranée, a provoqué une vive émotion dans la vallée du Nil samedi 7 octobre. En février 2015, le groupe Etat islamique de Libye, qui contrôlait Syrte, avait diffusé sur Internet une vidéo de l'exécution des 21 chrétiens.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

C'est la communauté copte, 10% des 100 millions d'Egyptiens, qui a été la plus choquée par la publication par le parquet libyen de photos détaillées du charnier et des dépouilles décapitées. Des images qui ont ravivé la douleur des familles et proches des 21 victimes originaires de villages pauvres de Moyenne-Egypte.

Un appel aux autorités égyptiennes pour le rapatriement rapide des dépouilles a été lancé sur les réseaux sociaux.

L'aviation égyptienne avait bombardé des objectifs jihadistes en Libye au lendemain de la diffusion de la vidéo de l'exécution des coptes sur Internet, en février 2015.

C'est la reprise de Syrte à l'organisation Etat islamique qui a permis la découverte du charnier. Les autorités libyennes ont en effet arrêté un jihadiste qui avait filmé le massacre et qui a indiqué l'emplacement du charnier. Selon son témoignage, l'exécution des coptes aurait en fait eu lieu fin 2014.