Kenya: l'opposition poursuit les manifestations contre la commission électorale

Manifestation de la NASA à Kisumu, le 6 octobre 2017.
© REUTERS/James Keyi

Au Kenya, plus que 18 jours avant le nouveau scrutin présidentiel. La coalition de l'opposition, la NASA, appelle à manifester ce lundi, après des rassemblements émaillés de violences vendredi dernier. Les partisans de Raila Odinga demandent la démission de plusieurs membres de la commission électorale mis en cause dans l'organisation du premier vote et le retrait d'un projet de loi électorale porté par le parti au pouvoir. Pendant ce temps, le président en exercice Uhuru Kenyatta était en campagne ce week-end, tout en engrangeant le soutien de transfuges de l'opposition.

Ces derniers jours, plusieurs personnalités du parti de Raila Odinga, l'ODM, ont quitté le navire. Mais plus spectaculaire encore est le ralliement au parti présidentiel de Hassan Omar dimanche.

Cet ancien sénateur proche d'Odinga et qui avait déjà pris ses distances avec l'opposition a officiellement rejoint le camp d'Uhuru Kenyatta. Le président est venu jusqu'à la ville côtière de Mombasa pour recueillir ce soutien qui ne sera pas de trop sur une terre généralement acquise à l'opposition.

L'opposition a d'ailleurs annulé ses meetings sur la côte au dernier moment. Tandis que l'opposant en chef, Raila Odinga, se rend cette semaine en Angleterre selon son porte-parole. Il doit donner une lecture à la Chatham University de Londres, très loin donc du chaudron kényan.

Il l'a répété, il ne participera pas à l'élection avant qu'une réforme de la commission électorale n'ait lieu. Tout en appelant à éviter les dégradations des biens, il a appelé ses partisans à poursuivre les manifestations jusqu'à ce que ces revendications soient entendues. Trois marches sont prévues, lundi, mercredi et vendredi.