Maroc: TGV et migrations au centre de la visite de Jean-Yves Le Drian

Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères (G) s’entretient, à Rabat, avec son homologue marocain, Nasser Bourita (D), le 9 octobre 2017.
© FADEL SENNA / AFP

Jean-Yves Le Drian s'est entretenu, lundi 9 octobre, avec le chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani, et plusieurs membres de l'exécutif marocain. Il s’agit de la première visite du ministre français des Affaires étrangères dans le royaume chérifien. Parmi les sujets abordés figurent les travaux du TGV qui doit relier Rabat à Tanger d'ici 2018, mais aussi les points de coopération bilatérale. Une coopération résolument tournée vers le continent africain et ses problématiques.

Les deux pays affichent une pleine convergence de vue depuis l’arrivée à l’Elysée du président Emmanuel Macron qui, pour mémoire, avait réservé son premier déplacement officiel africain au Maroc, en juin dernier.

L’Afrique est la nouvelle pierre angulaire pour la coopération entre Paris et Rabat. « C’est un continent qui nécessite une approche afro-optimiste. L’Afrique n’est plus un fardeau. L’Afrique est une opportunité pour renforcer sa stabilité et assurer son émergence économique », a déclaré Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères.

Aborder, sur le continent, la gestion des flux migratoires, constitue l’autre volet de la question. « La question des migrations ne se limite pas à la question sécuritaire. La question des migrations intègre évidemment la question du développement et l’un ne peut pas aller sans l’autre. Et puis, il y aussi une donnée politique. Il faut se battre contre les passeurs de toute sorte. Le meilleur moyen de les contrebalancer aujourd’hui, concerne une action politique à mener en Libye puisqu’aujourd’hui, c’est bien dans cette zone que les profiteurs de misère prospèrent », a pour sa part déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères.

La France dit, par ailleurs, accompagner le processus de réconciliation inter-libyen signé à Skhirat, au Maroc. En attendant, le ballet diplomatique franco-marocain devrait se poursuivre dans les prochaines semaines. Le Premier ministre français, Edouard Philippe, est attendu au Maroc les 16 et 17 novembre prochains.

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