Mali: 3 jours pour mutualiser la lutte contre le terrorisme et la criminalité

Un Casque bleu de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali, à Tombouctou, le 19 septembre 2016.
© SEBASTIEN RIEUSSEC / AFP

Au Mali durant trois jours se tiennent des discussions pour mutualiser la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Les organisations telles que la Cédéao ou l'Union africaine plaide pour plus de dialogue et de concertation.

Il suffit de jeter un œil dans l'immense salle de l'hôtel qui accueille la rencontre pour se rendre compte du problème, ou de la solution, c'est selon. Union africaine, Cédéao, G5 Sahel, Barkhane, Minusma, EUTM, Eucap, des dizaines de sigles et de noms et autant d'organisations qui interviennent à plus ou moins grande échelle dans la région et en Afrique en général. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, « harmoniser » et « mutualiser » sont les maîtres mots pour Al Mamooun Keïta, coordinateur adjoint du G5 Sahel pour le Mali.

« Avec la rareté des moyens qui existent, dit-il, aujourd’hui vous voyez l’exemple de la force du G5 Sahel, il y a des actions énormes qui sont déployées, mais en même temps il y a la question des financements qui se pose, la même chose concernant la FMM (Force multinationale mixte, ndlr) dans la région du lac Tchad. Il y a des initiatives mais il faut avoir les moyens et pour avoir les moyens, il ne faut pas que nos partenaires pensent qu’il y a simplement une prolifération des initiatives, ce sont des besoins réels. »

Cinq grands principes devraient figurer dans la déclaration de Bamako, c'est le nom du document qui doit être adopté à la fin de la semaine. Les organisateurs promettent qu'un mécanisme de suivi sera mis en place pour éviter que ces recommandations ne finissent aux oubliettes.