Kenya: l'opposition ne désarme pas, le processus électoral continue

Les partisans de la Nasa, la coalition d'opposition, continue les manifestations, comme ici à Mombasa, le 13 octobre 2017.
© REUTERS/Joseph Okanga

La tension reste vive au Kenya. Cette semaine des affrontements entre partisans de l'opposition et forces de l'ordre ont fait plusieurs morts. Mais la Nasa ne désarme pas et va continuer à porter ses revendications dans la rue pour faire annuler l'élection du 26 octobre, après le retrait de son chef de file, Raila Odinga. Des violences pourraient de nouveau éclater ce dimanche. Ses partisans ont annoncé un grand rassemblement dans un de ses fiefs à Mombasa.

Le méga-meeting de Mombasa est classé à haut risque alors que le gouvernement a interdit les manifestations dans la principale ville côtière, et que les discours s'enveniment.

Samedi, le ministre de l'Intérieur a accusé la Nasa de vouloir entraîner le pays dans le chaos. « Mais nous ne resterons pas assis à regarder », a mis en garde Fred Matiang'i. Le chef de la police, Joseph Boinnet, a lui aussi promis la plus grande fermeté si un commissariat était attaqué.

De son côté, James Orengo a accusé les deux hommes d'avoir commis des crimes contre l'humanité. Selon le sénateur d'opposition, ils ont autorisé les tirs à balles réelles, organisé des pillages et engagé des milices.

La tension n'est donc pas près de retomber puisque dès lundi, l'opposition a prévu de manifester tous les jours.

Sept candidats sur les bulletins, dont Raila Odinga

En attendant, le président Kenyatta reste concentré sur l'élection. Samedi, il a entamé une tournée dans 17 comtés, refusant au passage toute médiation extérieure ou partage du pouvoir. Il a également signé le budget additionnel du scrutin.

Quant à la Commission électorale (IEBC), elle a annoncé que sept candidats seront sur les bulletins de vote. Raila Odinga inclus. En effet, le leader de la Nasa s'est retiré de la course, pourtant il refuse de signer le formulaire officialisant son désistement.

Contrairement aux exigences de l'opposition, l'IEBC a également annoncé le début de l'impression des bulletins, la reconduction de l'imprimeur et de l'opérateur téléphonique. Au passage, le président de la Commission Wafula Chebukati, a rappelé qu'il ne démissionnerait pas.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.