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Liberia

Présidentielle au Liberia: vers un second tour Weah-Boakai

Des partisans du parti CDC de George Weah suivent le dépouillement du scrutin du premier tour de la présidentielle, à Monrovia, le 13 octobre 2017. George Weah et Joseph Boakai s'affronteront au second tour, a annoncé le 15 octobre la Commission électorale
© CRISTINA ALDEHUELA / AFP

Le Liberia se dirige vers un second tour opposant George Weah à Joseph Boakai à la présidentielle. Selon les résultats annoncés ce dimanche soir par la Commission électorale portant sur 95 % des votes, l'ex-star du PSG est arrivée en tête du premier tour avec 39 % des voix, devant l'actuel vice-président qui a recueilli 29 % pour cent.

Le résultat annoncé par la Commission électorale confirme les tendances de ces derniers jours. C'est maintenant que le plus dur commence pour George Weah, déjà en tête au premier tour de la présidentielle 2005 avec 8 points d'avance sur une certaine Ellen Johnson Sirleaf qui l'emporta finalement avec 60 % des voix. Bis repetita ?

Un front TSG – 'Tout sauf George' – pourrait se dessiner. Le footballeur n'est pas du sérail, et les troisième et quatrième candidats pourraient se charger de le lui rappeler. L'avocat Charles Brumskine et l'ex-patron de Coca-Cola en Afrique, Alexander Cumings, qui devraient obtenir respectivement près de 10 % et  7 %, avaient dénoncé pendant la campagne les irrégularités du Congress for Democratic Change (CDC), la coalition de Weah. On les voit donc mal se rallier aujourd'hui.

Après « Mum Ellen », la présidente post-guerre civile au caractère bien trempé, George Weah affrontera cette fois « Sleepy Joe », le vice-président septuagénaire surnommé ainsi en raison de sa propension à s'assoupir en public. Reste que Joseph Boakai a la puissance financière du parti au pouvoir avec lui. Et l'argent va très certainement jouer dans cette campagne d'entre deux tours qui s'annonce passionnante.

Le candidat du CDC va donc devoir parvenir à amadouer l'ex-rebelle Prince Johnson, qui a également obtenu 7 %, pour enfin décrocher un siège présidentiel qu'il convoite depuis 12 ans.

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