Libye: les migrants de Sabratha répartis dans des centres déjà surpeuplés

Des migrants interpellés à Sabratha sont transportés dans un centre de détention, le 7 octobre 2017.
© REUTERS/Hani Amara

Plus de 14 000 migrants, selon les chiffres communiqués par l'organisation internationale pour les migrations (OIM), ont été prisonniers de passeurs ces derniers mois à Sabratha sur la côte libyenne, à l'ouest de Tripoli. Mais ces dernières semaines, des combats entre deux milices ont chassé ceux qui avaient le pouvoir sur la ville et les migrants, ce qui a permis de découvrir la condition de ces milliers de clandestins marocains, guinéens, ivoiriens ou encore somaliens. Retenus dans ces centres informels, ils ont été récupérés par les autorités qui les acheminent petit à petit dans des centres de détention plus structurés à Zouara, Tripoli et dans sa banlieue. Mais ces centres sont déjà surpeuplés.

Quelques centaines de migrants sont encore à Sabratha et Zouara sur la côte, mais les autres ont déjà été acheminés par camion à Gariane, à une centaine de kilomètres au sud de Tripoli. Ils sont ensuite répartis dans cinq centres de détention de la capitale.

Certains accueillent plus de 3 000 migrants ce qui inquiète Christine Pétré, porte-parole de l'OIM en Libye. « C'est une de nos inquiétudes : ces centres n'ont pas la capacité de fournir l'aide nécessaire aux migrants. Nous plaidons donc pour des solutions alternatives à la détention, afin qu'on puisse offrir d'autres options aux migrants, explique-t-elle. Par exemple, on pourrait identifier des lieux sécurisés pour accueillir les plus vulnérables. Les femmes enceintes ne seraient ainsi plus forcées d'aller dans ces centres de détention. »

L'organisation internationale pour les migrations (OIM) a déjà mené 1 300 entretiens avec les migrants de Sabratha. Près de la moitié ont dit leur volonté de rentrer et 150 ont déjà bénéficié d'une première assistance consulaire. L'OIM se dit prête à les raccompagner chez eux dès que les formalités seront prêtes.

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