Présidentielle kényane: la réunion prévue entre les 7 candidats repoussée «sine die»

Des urnes dans un centre de dépouillement à Mombasa, au Kenya, le 9 août 2017 (photo d'illustration)
© © REUTERS/Siegfried Modola

C'est toujours le flou au Kenya avant la nouvelle présidentielle prévue en principe, le 26 octobre. Le président de la Commission électorale (IEBC) a reconnu ce jeudi qu'il serait difficile de garantir un scrutin crédible et libre. Il a appelé dans la foulée les candidats à une réunion de sortie de crise. Mais les appels au dialogue, manifestement, ont du mal à fonctionner.

La journée a mal commencé. L’IEBC a annoncé que la réunion avec les sept candidats était repoussée sine die. Après plusieurs heures de flou, l’opposant Raila Odinga, a néanmoins accepté de rencontrer le président de la Commission électorale. A la sortie, le chef de la NASA a dit qu’il réfléchirait à prendre part à un nouveau scrutin, si les exigences de sa coalition sont prises en compte. « S’il y a de vraies consultations et de vraies réformes, nous y réfléchirons », a-t-il dit.

Le président Kenyatta lui ne s’est pas montré très ouvert au dialogue. En meeting, mercredi, il a rappelé que l’important c’était que l’élection soit à la date indiquée. Aujourd’hui, son camp précise qu’il est en campagne et donc pas disponible pour le moment. En attendant, les appels se multiplient. Une quinzaine d’organisations de la société civile ont estimé que l’échéance du 26 n’était pas tenable, tout en appelant les politiques au dialogue.

La Commission pour la cohésion et la réconciliation, créée après les terribles violences de 2007, a jugé la situation politique malheureuse, irresponsable et intenable. « Le climat actuel ressemble à celui d’il y a dix ans. Nous demandons au pouvoir et à l’opposition de faire preuve d’ouverture, de tolérance et de trouver une sortie de crise », a déclaré son président Francis Ole Kaparo.

Pour l’instant, l’élection est maintenue au 26. Hier, Wafula Chebukati a déclaré que l’IEBC serait opérationnelle le jour J. Maintenant, réussir un scrutin, ce n’est pas qu’une question logistique et technique. « Il faut aussi un environnement propice », a déclaré le chef de la Commission.