La Conférence internationale sur la région des Grands Lacs au chevet de la RDC

La Conférence internationale pour la région des Grands Lacs est désormais présidée par le Congo (photo d'archives : le président Denis Sassou-NGuesso)
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Depuis jeudi 19 octobre, le Congo préside aux destinées de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). L'Angola lui a passé le témoin au cours d'un sommet ordinaire de cette organisation à Brazzaville. Ce sommet auquel ont pris part six chefs d'Etat a été suivi par une autre réunion sur la paix et la sécurité dans cette zone et notamment en République démocratique du Congo qui a reçu le soutien de neutraliser les forces négatives à l'origine de son instabilité.

Au cours de cette double réunion, les chefs d'Etat se sont dits « préoccupés » par la situation d'instabilité en RDC. Ils ont pris une série de décisions énumérées par Jean-Claude Gakosso, ministre congolais des Affaires étrangères. Première décision : « Encourager le gouvernement de la RDC, agissant avec l'appui des pays de la région et de la Monusco, à poursuivre vigoureusement la neutralisation des forces négatives et d'intensifier les opérations contre ces groupes armés en particulier les ADF, les FDLR et autres Kamunia Nsapu, tous des groupes armés qui terrorisent et continuent de déstabiliser la RDC », a -t-il dit.

Toutes ces décisions sont soutenues par Saïd Djinnit, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU dans la région des Grands Lacs. « Ces groupes armés appelés forces négatives constituent une menace grave à la sécurité des populations et à la stabilité de la région », a-t-il justifié.

La Conférence internationale pour la région des Grands Lacs est désormais présidée par le Congo. Son chef de l'Etat Denis Sassou-Nguesso s'est dit prêt à accomplir toutes les missions qui lui ont été confiées. « Nous sommes le 19 octobre, il faut que le 26 octobre (date de l'élection présidentielle au Kenya, ndlr) que le président en exercice de la CIRGL se rende à Nairobi pour tenter quelques démarches de bons offices. Donc, nous avons déjà le pied à l'étrier », a laissé entendre le président congolais.