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Sénégal

Un message d'alerte terroriste de l'ambassade américaine à Dakar sème le trouble

Le communiqué des Etats-Unis appelle à éviter plages et hôtels du bord de mer court jusqu'à la fin de la première semaine de décembre (photo d'illustration, une plage de Dakar).
© © Harri Jarvelainen/GettyImages

A Dakar, la rumeur d'une attaque terroriste s'est propagée à vitesse grand V depuis jeudi soir. A l'origine, un message d'alerte diffusé par l'ambassade des Etats-Unis qui demande aux citoyens américains de ne pas aller sur les plages et dans les hôtels de bord de mer de la capitale. Problème : les services sénégalais et des ambassades étrangères émettent des réserves sur les informations à l'origine de cette alerte.

Délégation américaine renvoyée aux Etats-Unis, forum des Nations unies reporté, plus de 600 annulations dans un hôtel de la place. A moins d'un mois du forum Paix et sécurité, le communiqué de l'ambassade américaine a jeté un froid sur la capitale. A l'origine, il y a une source interrogée à Conakry par les services américains qui annonce une attaque terroriste dans un hôtel chic du bord de mer de Dakar à une date précise, en indiquant les noms de trois assaillants.

Info fiable pour les Etats-Unis qui alertent leurs ressortissants. Information non recoupée, estiment les services sénégalais et différentes ambassades étrangères.

« Bien évidemment, le risque zéro n'existe pas, mais nos services n'ont pas ces informations qui sont tellement précises que l'on est en droit de s'interroger sur la crédibilité de la source », indique un diplomate étranger en poste à Dakar, qui complète : « Nous nous interrogeons sur la crédibilité de cette source car il y a eu différents cas d'escroquerie au renseignement ces derniers temps ».

Particularité, le communiqué des Etats-Unis qui appelle à éviter plages et hôtels du bord de mer a un délai, il court jusqu'à la fin de la première semaine de décembre. Une situation complexe à gérer au niveau diplomatique, mais encore plus au niveau de l'Etat. Interrogés sur la situation, des officiels sénégalais se demandent : « Où est le respect de notre souveraineté ? ».

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