Tchad: les magistrats reconduisent la grève pour une semaine

Soldats tchadiens devant le tribunal de Ndjamena (image d’archive 2007).
© Thomas SAMSON/Gamma-Rapho via Getty Images

Au Tchad, après avoir observé une grève de trois jours, les magistrats ont décidé de reconduire le mouvement à partir de ce lundi 23 octobre et ce, jusqu’à la fin de la semaine. Les magistrats sont en grève pour exiger plus d’égards de la part des autorités. Coupes abusives de leurs indemnités, absence d’égards à leurs revendications, les magistrats disent en avoir assez.

Les deux syndicats des magistrats du Tchad considèrent que le mépris considéré à leur égard mérite une réplique de même hauteur.

« L’Assemblée générale ayant constaté qu’aucune autorité instruite n’a fait un geste allant dans le sens de satisfaire une quelconque revendication et que, aucun appel n’a été lancé envers le corps en vue de discuter de quoi que ce soit, cela dénote d’un mépris sans pareil, et à l’égard des magistrats, en particulier. C’est pourquoi l’Assemblée générale réunie a décidé d’observer une semaine de grève sèche, à compter du lundi 23 octobre », a déclaré Allarakete Sanengar, vice-président du Syndicat des magistrats du Tchad.

Les magistrats revendiquent, entre autres, le remboursement de deux mois d’indemnités, illégalement coupées l’année dernière pendant la mise en œuvre des mesures d’austérité pour faire face à la crise économique, mais aussi des avantages liés à leur fonction et au renouvellement du Conseil supérieur de la magistrature (CMS) dont le mandat est arrivé à terme, depuis plusieurs mois.

Ces revendications ne sont pas impossibles à surmonter mais elles ont traîné et, de guerre lasse, les juges ont décidé d’arrêter la machine judiciaire pendant une semaine, espérant être entendus, cette fois-ci.