Afrique du Sud: l'armée déployée au Cap pour protéger les points d'eau

La ville du Cap, en Afrique du Sud.
© CC/Pixabay/sharonang

Les militaires ne seront pas présents pour calmer les esprits dans les townships du Cap, où plusieurs fusillades ont eu lieu ces derniers jours. L’armée sera en fait chargée de garder et protéger les points d’eau de la ville. Une sécheresse record frappe la seconde ville d’Afrique du Sud. Le Cap pourrait même épuiser ses ressources dans 6 mois.

D’après les scénarios de la municipalité du Cap, les réserves d’eau de la ville pourraient être vides en mars 2018. C’est pourquoi, après la première phase de restrictions et de rationnement de la population, la ville entame sa deuxième phase.

Elle consiste à la distribution par l’armée dans certains points de la ville d’une certaine quantité d’eau par jour et par habitant. Elle est aujourd’hui de 100 litres et dans certains foyers du Cap, les robinets sont déjà coupés.

Risques de trouble à l’ordre public

Une partie du contingent de l’armée sera également chargé d’effectuer de nouveaux forages dans la région pour augmenter les réserves d’eau. Les soldats surveilleront aussi l’ensemble des systèmes de tuyauteries pour éviter les vols.
Le colonel en charge de l’opération a évoqué les risques de trouble à l’ordre public qui pourraient survenir si l’eau venait à manquer. Il a assuré que l’armée serait là pour calmer d’éventuelles révoltes.

La maire de la ville a prévenu que la troisième phase, dite d’extrême sinistre, pourrait être enclenchée d’ici mars si les barrages venaient à être complètement vides. L’eau serait coupée partout en ville, et ne serait distribuée qu’en petites quantités, uniquement pour boire.