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Guinée

Assassinat de Koula Diallo en Guinée: le chef de l'opposition ne sera pas entendu

Vue de Conakry, en Guinée (photo d'illustration).
© Getty Images/Waldo Swiegers/Bloomberg

Le chef de file de l'opposition guinéenne ne sera pas entendu par la justice dans le procès de l'assassinat du journaliste Koula Diallo au siège de son parti, l'UFDG. En effet, il y a 15 jours, les avocats de l'accusation avaient sollicité, entre autres, le témoignage de Cellou Dalein Diallo et de sa femme. Le couple est soupçonné par la partie civile d'avoir planifié une tentative d'assassinat à l'encontre de Bah Oury, un ancien allié et cadre du parti. Le procès du meurtre du journaliste oppose désormais catégoriquement deux camps et fait resurgir de profondes divisions politiques au sein de l'opposition. Retour sur cette journée d'audience.

Lorsque la cour entre dans la salle d'audience ni Cellou Dalein Diallo, le président du principal parti d'opposition, l'UFDG, ni sa femme, ne se présentent à la barre. Après une suspension d'audience, la comparution est finalement annulée par le président du tribunal. « Le chef de file de l’opposition cherche à conquérir le pouvoir par les voies démocratiques, déclare maître Salif Béavogui, avocat de la défense, donc il ne s’opposera pas à comparaître. Mais faut-il encore que cette demande se fasse dans les règles de l’art. Si on veut égarer le procès, on veut procéder à des règlements de compte dans ce cas on va chercher des personnes perméables pour les amener. »

Il n'y aucun règlement de compte répond l'un des avocats d'accusation, maître Bamba, qui renvoie la balle. Ce jour du 5 février 2016, ce sont plutôt des membres de l'UFDG qui ont fomenté et tenté d'assassiner son client, l'ancien vice-président du parti, Bah Oury : « Pour nous, il y avait des gens qui étaient tapis dans l’ombre, pour attenter à la vie de notre client qui est monsieur Bah Oury. Dans un Etat de droit, il faut que tous ceux qui ont connaissance par exemple des éléments d’information prêtent leur concours à la justice. »

L'audition de la partie civile, celle du militant poignardé lors des événements, se poursuivra la semaine prochaine.

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