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Cédéao Togo

Crise au Togo: l'UEMOA poursuit sa mission, la CEDEAO se réunit en mini-sommet

Manifestation de l'opposition à Lomé le 20 septembre 2017 (photo d'illustration)
© REUTERS

Alors que la crise politique togolaise s'est invitée à une réunion des chefs d'Etat de la CEDEAO, le Comité interparlementaire de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a poursuivi hier, mardi 24 octobre, sa mission de bons offices à Lomé en rencontrant les acteurs politiques togolais.

En marge de la réunion de ces cinq chefs d'État de la Cédéao à Niamey, mardi 24 octobre, sur le programme de la monnaie unique sous régionale, un mini-sommet à huis clos s'est tenu sur la crise togolaise. Il a réuni les seuls présidents : Faure Gnassingbé du Togo, Mahamadou Issoufou du Niger, Nana Akufu Ado du Ghana, Muhammadu Buhari du Nigéria et le président ivoirien, Alassane Ouattara.

Alassane Ouattara: «Nous encourageons les Togolais à trouver la meilleure voie mais les propositions qui sont déjà faites permettent d'avancer vers plus de démocratie au Togo»
25-10-2017 - Par Moussa Kaka

C'est ce dernier qui a fait une déclaration à la presse sur le sujet. Nous condamnons la violence, quelle que soit son origine, a d'emblée déclaré Alassane Ouattara, « donc les manifestations doivent pouvoir se faire mais de manière pacifique... Nous estimons qu'il faut des négociations car il y a des institutions au Togo. Et ces négociations doivent aboutir aux modifications constitutionnelles qui ont déjà été engagées : c'est à dire la limitation à deux mandats et la question d'une élection où la majorité absolue doit être constatée au premier tour à défaut de quoi il faut un deuxième tour ». Les initiatives déjà prises pour plus de démocratie au Togo ont le soutien de l'organisation régionale, a souligné Alassane Ouattara. Enfin, « il faut faire en sorte que les responsables des violences soient sanctionnés », et la Cédéao n'hésitera pas à prendre des « mesures vigoureuses » en ce sans.

Pendant ce temps, la mission du Conseil pour la paix du Comité interparlementaire de l'UEMOA, à Lomé, écoute toutes les parties prenantes de la crise, opposition parlementaire et majorité présidentielle et les amener au dialogue.

Composée des vice-présidents des Parlements du Bénin, du Burkina, du Niger, du Mali et du Sénégal, la délégation écoute les protagonistes et reçoit leurs propositions de sortie de crise.

Les consultations se poursuivent, selon un parlementaire de l'opposition togolaise. La mission est très attentive et veut voir les lignes sensiblement bouger. Nous faisons entièrement confiance à cette délégation de nos collègues de la zone UEMOA, ajoute notre interlocuteur.

Une inquiétude tout de même : c'est la première mission officielle qui a écouté toutes les parties, malheureusement, les parlementaires n'ont pas les moyens de faire changer les avis des protagonistes.

Ils feront des recommandations à leurs Parlements respectifs, sensibiliseront leurs gouvernements de la situation. Cette mission exploratoire prend fin vendredi avec une déclaration de Jacob Ouédraogo, le chef de la délégation.

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