Mouvement d'humeur des policiers au Burkina Faso

Des policiers près du commissariat central de Ouagadougou (photo d'illustration).
© PHOTO / AHMED OUOBA

Un an après le dépôt de leurs revendications, les policiers burkinabè ont entamé mercredi 25 octobre un mouvement de grève spontané à durée indéterminée pour exiger la satisfaction de leur plateforme revendicative. Ils réclament l'amélioration de leurs conditions de travail.

Au commissariat central de police de Ouagadougou, les services comme les légalisations de documents sont suspendus, sur les axes routiers les contrôles se font plus rares et devant certains services publics, il n'y a pas de policiers en faction.

Les policiers burkinabè manifestent pour exiger une amélioration de leurs conditions de vie et de travail, selon Wakilou Senou, le secrétaire général l'Union nationale de la police. « Le point fondamental, c’est la relecture de la loi 045, qui gère notre carrière et le fonctionnement des différents services de police. Cette loi comporte d’énormes failles. Un exemple : un assistant de police qui passe au grade supérieur et devient officier de police se retrouve avec un salaire inférieur au salaire qu’il avait quand il était un sous-gradé. Je ne peux pas dire quand cela va changer. Nous appelons donc l’autorité politique à prendre ses responsabilités, à prendre au sérieux en tout cas ce mouvement », exhorte-t-il.

Ce mouvement des policiers burkinabè engendre des mécontentements au niveau des usagers des commissariats de police. « Je suis venu pour légaliser mes diplômes, mais ils ont m’ont fait comprendre qu’il n’y avait pas de service aujourd’hui parce que les policiers sont en grève. Ça m’inquiète parce que je ne pourrai pas avoir mon dossier au complet aujourd’hui », explique un Ouagalais.

« On ne peut pas comprendre qu’alors qu’on est en plein Forum national sur la sécurité, la police se mette en grève », s’agace un autre.

Le secrétaire général de l'Union nationale de la police assure que les postes stratégiques touchant à la sécurité du territoire national ne seront pas abandonnés durant ce mouvement d'humeur.

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