«Bien mal acquis»: une condamnation «en deçà des attentes» pour l’opposition

Teodorin Nguema Obiang à Malabo, en 2013.
© AFP

L’opposition en Guinée équatoriale se réjouit de la condamnation, en France, du vice-président Teodorin Obiang, reconnu coupable de blanchiment dans le cadre du procès des « biens mal acquis » mais, toujours selon l’opposition, la sentence n'est pas à la hauteur des attentes.

Pour l’opposition équato-guinéenne, c’est un verre à moitié vide. A ses yeux, la condamnation de Teodorin Obiang est décevante. A Paris, le Parquet national financier avait réclamé trois ans de prison ferme et une amende de 30 millions d’euros, elle aussi, ferme. Mais le Tribunal correctionnel s’est prononcé pour une peine de prison avec sursis et une amende, là encore, avec sursis.

Cette sentence fait dire à l’opposant Placido Mico que le juge a voulu ménager les relations diplomatiques entre Paris et Malabo. Néanmoins, ce député de Convergence pour la démocratie sociale se réjouit, malgré tout, de la condamnation du vice-président équato-guinéen.

« Il est établi qu’il y avait matière à un procès pénal contre la Commission des dirigeants du régime de Malabo et que ce genre d’affaire ne peut pas continuer à se produire en Europe, dans des pays démocratiques, sans qu’il y ait des poursuites », a-t-il déclaré.

Les regards sont désormais tournés vers la Suisse. Une enquête du journal Le Temps, à Genève, a déjà montré que des fonds équato-guinéens avaient transité par des sociétés écrans suisses, avant d’aboutir en France.

La justice suisse s'intéresse également à Teodorin Obiang. A Genève, onze voitures de luxe dont une Bugatti ont été saisies en novembre et treize autres dont une Lamborghini à 4 millions d’euros, en décembre.

La fortune de Teodorin Obiang a été évaluée à 600 millions de dollars par le magazine américain Forbes.

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