Somalie: les shebabs revendiquent un double attentat à la voiture piégée

A la porte de l'hôtel Naso Hablod à Mogadiscio le 28 octobre 2017.
© REUTERS/Feisal Omar

Deux attentats à la voiture piégée ont eu lieu ce 28 octobre, revendiqués par le groupe islamiste des shebabs. Au moins 14 personnes ont été tuées, selon un dernier bilan de source sécuritaire. Plusieurs officiels figurent parmi les victimes. En fin de soirée, on entendait encore des tirs.

Quelques minutes seulement ont séparé les deux explosions. La première s’est produite à l'entrée de l'hôtel Naso Hablod à environ 600 mètres du palais présidentiel dans une voiture qui s'est précipitée contre le bâtiment. La seconde, près de l'ancien bâtiment du Parlement, à un carrefour non loin de là, selon la police.

Des coups de feu ont ensuite été entendus, selon des témoins. Mais en fin d'après-midi le secteur était encore bouclé par les forces de sécurité. Un ou plusieurs combattants se trouvaient toujours à l'intérieur de l'hôtel samedi soir et l'on pouvait encore entendre de temps en temps non seulement des tirs mais aussi des grenades exploser.

C'est ainsi qu'opèrent habituellement les shebabs : voiture piégée à l’extérieur pour permettre à un commando d'entrer à l'intérieur afin de faire un maximum de victimes.

C'est aussi ce qu'a assuré le porte-parole des shebabs dans une courte déclaration à la radio Al Andalous, outil de propagande d'al-Qaïda auquel les shebabs sont affiliés. « Les combattants sont à l'intérieur de l'hôtel où logent de hauts responsables apostats », disait le message.

L'hôtel Naso Hablod est un lieu très fréquenté par les officiels somaliens. Parmi les victimes figure d'ailleurs le ministre de l'Intérieur de l'Etat du Sud-Ouest. Madobe Nunow a été tué dans sa chambre selon le correspondant de Voice of America sur place. Une femme et ses deux enfants qui ont couru vers la chambre du ministre ont également été tués par les assaillants. Un haut responsable de la police et un ancien député figurent également parmi les victimes.

Il y a 15 jours, l'attentat le plus meurtrier de l'histoire du pays, lui, n'avait pas été revendiqué, mais les autorités l'avaient déjà attribué au groupe islamiste somalien.

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