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Madagascar

Madagascar: reprise des cours sur fond d'épidémie de peste

Campagne d'information pour lutter contre la propagation de la peste, dans le district d'Antananarivo, le 5 octobre 2017.
© RIJASOLO / AFP

A Madagascar, écoliers, collégiens et lycéens ont repris le chemin de l'école, ce lundi 6 novembre, suite à l’épidémie de peste. La rentrée scolaire qui devait avoir lieu le 2 octobre avait été repoussée d'un mois. La maladie a fait 131 morts, et plus de 1 200 cas de peste ont été recensés sur la Grande Ile. Ces derniers jours, la situation semble s'améliorer et le ministère de l'Education a donc décidé de maintenir la rentrée tout en prenant des précautions pour éviter la propagation dans les écoles. Une rentrée dans une ambiance un peu particulière. Reportage.

Dans la cour de l'école Bernard Canut, professeurs, parents et élèves ont tous à l'esprit l'épidémie de peste.

« Je suis un peu inquiet. J'ai peur qu'il y ait des enfants contaminés par la peste et qu'ils me la transmettent à moi aussi. On ne nous a pas pris la température tout à l'heure », dit Kamil qui est en CM2.

Le contrôle de la température corporelle des élèves n'est pas systématique dans les écoles qui n'ont pas les moyens d'acheter un thermomètre infrarouge. Cette école n'a que trois thermomètres classiques à placer sous l'aisselle pour 166 élèves. La température n'est donc prise qu'en cas de suspicion de peste.

« Ce n'est pas du tout suffisant. On doit désinfecter les thermomètres à chaque fois avec de l'alcool pour pouvoir les réutiliser », précise Veromanitra Ramanambe, présidente du comité de vigilance de l'établissement.

D'autres dispositions ont été prises. Ainsi, des professeurs ont été formés sur le protocole à appliquer si un élève présente des symptômes de la peste. C’est le cas de la directrice de l’école, Voangy Nirina.

« Là, on est dans la salle d'isolement. Il y a des masques et des gants à disposition. C'est ici qu'on accueillera les élèves s'ils présentent des symptômes de la peste comme la toux, les crachats avec du sang ou encore la fièvre. Ensuite, on appelle le numéro vert 910 ou le Centre de santé et on attend la venue des professionnels », explique-t-elle.

Inquiète, Noro a aussi donné ses propres conseils à son fils.

« Je lui ai dit de ne pas partager sa nourriture avec les autres, de ne pas boire dans la gourde des autres élèves et de bien se laver les mains avec du savon quand il sort des toilettes », souligne-t-elle.

« Des dispositifs sanitaires ont été mis en place dans toutes les écoles de Madagascar », précise, de son côté, le ministère de l'Education nationale.

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