Cameroun anglophone: trois gendarmes tués dans la région de Bamenda

Une rue du centre-ville de Bamenda, au Cameroun anglophone.
© Wikimedia Commons

Au Cameroun, deux gendarmes ont été tués le 7 novembre dans la ville de Bamenda, dans une région au cœur de la contestation anglophone qui dure depuis des mois dans ce pays. Ce nouvel incident porte à trois le nombre de gendarmes tués en deux jours dans cette région, selon le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, qui attribue ces meurtres à « des terroristes sécessionnistes ».

La crise au Cameroun en zone anglophone continue. Pour la première fois, un gendarme a été tué ce 6 novembre dans la localité de Jakiri, non loin de Bamenda, dans la province du Nord-Ouest.

Selon les autorités camerounaises, un groupe d’une dizaine de personnes, armées de lances, de pierres et de machettes, a perpétré une attaque contre le lycée technique de Jakiri, à l'est de Bamenda, afin d’en expulser les enseignants et les élèves.

Le proviseur du lycée a alerté la police et la gendarmerie stationnées à proximité. Dès qu'ils ont vu les forces de l'ordre, les assaillants ont fui dans la brousse. Le gendarme a été tué au moment où les policiers organisaient une battue. Depuis, deux autres gendarmes ont été abattus, à Bamenda cette fois.

« Mode opératoire »

« Ils l’ont abattu froidement, déclare Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement camerounais. Son corps était criblé de balles ». Une enquête a depuis été ouverte pour éclaircir les circonstances de sa mort « pour que la force reste à la loi ».

Le ministre met en cause les « sécessionnistes » anglophones. « C’est leur signature, leur mode opératoire, estime-t-il. Il leur permet de parvenir aux objectifs qu’ils se sont fixés, à savoir intimider, brutaliser pour parvenir à leurs objectifs qui consistent à empêcher les parents d’envoyer leurs enfants à l’école ».

« Ils veulent que la situation dégénère mais dès lors que leurs idées ne passent pas, ils ont recours à la violence, ajoute-t-il. Mais je peux garantir que force restera à la loi et que la situation ne va pas dégénérer ».

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