RCA: des ONG soutiennent Guterres pour exiger le renforcement de la Minusca

Une patrouille de la Minusca à Bangui en Centrafrique, le 2 janvier 2016.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Dans quelques jours, le 15 novembre, le Conseil de sécurité de l'ONU doit renouveler le mandat de la Minusca. On sait que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres demandera notamment un renforcement des capacités militaires de la Mission onusienne en RCA, avec 900 casques bleus supplémentaires en renfort des 11 000 déjà déployés sur le terrain. Après un groupe d'ONG françaises mi-octobre, 28 organisations internationales et centrafricaines appellent le Conseil de sécurité à suivre les recommandations du secrétaire général pour renforcer la Minusca.

Faire de la protection des civils la priorité du mandat, c'est la demande essentielle de ces 28 ONG qui constatent que l'insécurité est à la base de tous les problèmes : accroissement des déplacements de populations, difficultés d'accès des humanitaires aux civils,  danger pour les travailleurs humanitaires.

« On appuie la demande du secrétaire général sur l’augmentation en personnel qui pourra, on l’espère, contribuer à créer des conditions nécessaires à la protection des populations civiles, et aussi contribuer à des conditions qui permettraient l’acheminement de l’aide en toute sécurité », explique Eric Batonon, le directeur de l'ONG Norwegian Refugee Council (NRC) en Centrafrique.

Plus aptes à empêcher les attaques

Concrètement, ces organisations espèrent qu'une fois les effectifs renforcés, les casques bleus seront davantage qu'aujourd'hui, en mesure d'empêcher les attaques.

Si un consensus semble acquis à New York autour du renforcement des effectifs, les Etats-Unis, particulièrement sensibles aux allégations d'abus sexuels commis par des casques bleus, demandent des gages de bonne conduite  et d'efficacité de la part de ces nouveaux contingents. Ce que certains pays contributeurs de troupes voient déjà comme une forme de stigmatisation.

Autre probable sujet de débats, la réduction de budgets alloués à des tâches jugées désormais moins prioritaires, dans le nouveau mandat.