Le Conseil de sécurité reconduit ses sanctions visant l'Erythrée et la Somalie

La résolution concernant la reconduction des sanctions visant l'Erythrée et la Somalie a été soumise au vote du Conseil de sécurité (image d'illustration).
© REUTERS/Andrew Kelly

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mardi 14 novembre une importante résolution sur les sanctions frappant la Somalie et l'Erythrée. Le texte reconduit l'actuel régime de sanctions, adopté en 2009 pour tenter d'étouffer les appuis financiers et militaires des jihadistes somaliens qui bénéficiaient à l'époque du soutien d'Asmara. La résolution a été adoptée en dépit du fait que le Groupe de contrôle de l'ONU, qui surveille le respect de cette résolution pour la quatrième année consécutive, n'a pas été en mesure de prouver un lien entre l'Erythrée et les shebabs.

La résolution 2385 « mise en bleu », c'est-à-dire, en jargon onusien, prête à faire l'objet d'un vote au Conseil de sécurité, ne changeait pas beaucoup par rapport à l'année dernière.

Les négociations de ces derniers jours avaient porté surtout sur le langage devant être utilisé pour la question érythréenne. D'un côté, l'Egypte, avec la Chine et la Russie étaient favorables à une levée des sanctions, étant donné l'absence de preuves de soutien aux shebabs. De l'autre, plusieurs Etats membres estimaient que la mauvaise volonté de l'Erythrée avec les enquêteurs de l'ONU, toujours interdits de visa, commandait le statu quo. Face à l'absence de consensus, rien n'a changé, même si quelques phrases saluent un léger mieux dans l'attitude d'Asmara.

Pour ce qui est de la Somalie, en revanche, les choses sont plus simples. L'embargo partiel sur les armes a été reconduit pour un an. L'ONU appelle le gouvernement à lutter contre la corruption et à payer ses salaires. Les enquêtes sur les importations de produits chimiques utilisés pour fabriquer des explosifs sont renforcées.

La résolution a été adoptée par 11 voix contre 4 abstentions : celle de la Chine, de la Russie, de l'Egypte et de la Bolivie.