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RDC Justice

Procès des massacres de Beni en RDC: le général Mundos entendu comme témoin

Une banderole déployée lors d'un rassemblement à Beni en RDC. (Image d'illustration)
© Sonia Rolley/RFI

C'était une audition très entendue dans le procès de Beni annoncée par l'armée congolaise elle-même : celle du général Mundos. Il était en charge des opérations dans ce territoire entre 2014 et 2015 et a régulièrement été accusé d'être lui-même à l'origine d'une partie des massacres qui ont couté la vie à au moins un millier de personnes. Ce lundi, confronté à plusieurs de ces accusateurs, le général Mundos a démenti les accusations.

C'est simplement à titre informatif que le général Mundos est entendu. Selon des témoins, il a répété ce qu'il avait toujours dit publiquement ou même lors de son audition sur PV par la justice militaire congolaise en juin 2016. A savoir que ces accusations étaient une manipulation pour le discréditer. Manipulation qu'il attribuait à l'époque à l'ex-ministre et opposant Mbusa Nyamwisi qui avait été parmi les premiers à l'accuser ouvertement et publiquement d'être à la tête de commandos de la mort à Beni.

Mais depuis, les rapports se sont multipliés, ONU, groupe d'études sur le Congo et même société civile disaient avoir des preuves de son implication. L'audition de ce lundi visait justement à confronter le général Mundos, et son adjoint de l'époque le colonel Muhima également présent dans la salle, à leurs accusateurs. « Le climat était étrange, on a eu l'impression d'assister au procès des accusateurs de Mundos », regrettait hier (lundi) un activiste.

Parmi les éléments de preuve dont la société civile disposait pour accuser le général, il y avait ce témoignage d'un certain Oscar Kihundu Lusenge lors d'un atelier du dialogue social qui s'est tenu à Beni entre le 20 et le 24 décembre 2014. Cet individu avait dit à l'époque et en public avoir été approché à quatre reprises par le général Mundos pour intégrer « le groupe d'égorgeurs ». Il avait disparu depuis. Lundi, il est réapparu à la barre, comme témoin, même s'il est lui-même détenu dans un autre dossier et il s'est rétracté, revenant sur toutes ses accusations.

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