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RDC

RDC: une journée «ville morte» diversement suivie dans les villes congolaises

Circulation inhabituellement fluide sur le boulevard Lumumba à Kinshasa lors d'une précédente journée «ville morte», le 3 avril 2017.
© JUNIOR D.KANNAH / AFP

L'appel lancé par la Lucha et l'opposition pour protester contre le nouveau calendrier électoral a été diversement suivi mercredi 15 novembre en RDC. Objectif affiché pour ce mouvement : « Bloquer complètement le pays jusqu'à la chute effective du régime » du président Joseph Kabila.

A Kinshasa, certaines écoles sont restées fermées mercredi, des commerces aussi, mais on était loin de la « ville morte ».

C'est un peu calme par rapport aux autres jours, donc les gens ont quand même peur.
Reportage à Kinshasa pendant la journée «ville morte»
15-11-2017 - Par Florence Morice

Aucun incident majeur n'a été signalé lors de cette journée de mobilisation contre le calendrier électoral qui fixe les prochaines élections au 23 décembre 2018. Dans un communiqué, la police nationale a fait état d'un « délinquant » blessé par balle dans la capitale congolaise et de manifestants arrêtés dans plusieurs villes du pays. Ainsi que d'incidents isolés : pneux brûlés, bus incendié.

La majorité présidentielle qui soutient Jospeh Kabila a salué « la grande maturité du peuple congolais » face à la « mauvaise foi et la supercherie de ces démocrates de façade ».

Forts des amères expériences du passé, les Kinois ont compris la mauvaise foi et la supercherie de ces démocrates de façade qui veulent ainsi créer délibérément une confusion dans l'esprit des Congolais pour aboutir à un autre dialogue politique dans l'espoir d'accéder au pouvoir par des combinaisons mafieuses, en dehors des élections, seule voie démocratique en la matière.
André Alain Atundu, porte-parole de la majorité présidentielle
16-11-2017 - Par Kamanda Wa Kamanda

La majorité présidentielle qui appelle les Congolais à « exercer une vigilance sans faille sur ces radicalisés » qui veulent bloquer, selon elle, le processus électoral.

Dans la ville de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, dans l'est du pays, le mouvement a été largement suivi, assure en revanche un activiste de ce mouvement, Espoir Muyisa.

Toutes les activités sont au ralenti : les hôpitaux fonctionnent bien sûr comme d'habitude, mais les marchés n'ont pas ouvert, les boutiques n'ont pas non plus ouvert, même les écoles et les universités n'ont pas ouvert aujourd'hui.
Espoir Muyisa, activiste de la Lucha
16-11-2017 - Par Kamanda Wa Kamanda

Le communiqué de la police faisait état de six arrestations à Goma.