La Guinée rencontre ses partenaires à Paris pour financer son développement

La Guinée possède les plus grandes réserves au monde de bauxite, un minerai servant à fabriquer l’aluminium. Une usine de bauxite située à Kamsar, au nord de Conakry.
© (Photo : AFP)

La Guinée terre d’investissement. C’est le mot d’ordre des autorités guinéennes qui durant deux jours, ce jeudi 16 novembre et vendredi, réunissent à Paris partenaires publics et privés afin de trouver des financements pour le Plan national de développement économique et social et pour une cinquantaine de projets inclus dans la Plan national d’investissements. Plus de trois cents participants sont attendus.

On connaît le potentiel de la Guinée. Un tiers des réserves mondiales de bauxite, du fer, de l’or, des terres arables et de l’eau. On connaît ses handicaps. Un climat des affaires encore difficile, même s’il s’améliore d’année en année, un manque de main-d’œuvre qualifiée et une corruption endémique.

On sait aussi que les autorités guinéennes se sont lancées dans de vastes réformes de fond, à travers notamment une relance des grands plans d’investissements. En résumé, le PNDES, le Plan national de développement économique et social, lancé en 2016, c'est treize milliards d’euros à trouver et à investir autour de quatre axes : bonne gouvernance, sécurité alimentaire, développement du capital humain et enfin gestion durable des ressources minières.

Le pays a identifié 53 projets structurants dans l'agriculture, l'énergie, les mines, l'éducation et les infrastructures.

« Une opportunité »

La Guinée a de quoi séduire les investisseurs. A commencer par les institutions internationales comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) ou le FMI venus à Paris appuyer les efforts guinéens. Trois cent participants privé et public sont attendus dans la capitale française pour nouer ce vaste partenariat stratégique.

« C’est une opportunité pour la Guinée de rencontrer tous ses partenaires, explique Kanny Diallo, ministre guinéenne du Plan, de dialoguer sur toutes les propositions qui sont sur la table, et qui sont contenues dans le Plan national de développement économique et social, d’avoir un dialogue sur les stratégies et surtout de développer un partenariat et mobiliser les partenaires autour des financements des projets. »

La ministre rappelle que des réformes ont été engagées pour garantir les investissements. « Depuis quelque temps, nous nous attelons à créer les conditions favorables pour les investissements étrangers, explique-t-elle. Nous avons mis en place tout un encadrement pour rassurer les investisseurs. Nous venons de voter la loi anticorruption, nous avons voté aussi la loi PPP (Partenariat public-privé) pour les investissements. Tout cela est encadré par une stratégie de développement du secteur privé. »

Des mesures visant à favoriser les investissements ont aussi été mises en place, telles que des avantages fiscaux. « Le Code des investissements est très avantageux », précise-t-elle.

« Il y a aussi à côté une réforme majeure de la justice, souligne-t-elle. En deux ans, on a amélioré la gestion de ce secteur-là. »