Togo: poursuite des manifestations en vue d'un «dialogue»

Un manifestant togolais dans une rue de Lomé, le 20 septembre 2017.
© Anne Cantener/RFI

L’opposition togolaise continue de mettre la pression, elle était encore dans les rues à Lomé et dans plusieurs autres villes du pays ce vendredi. Objectif : réclamer le retour à la Constitution de 1992 et le départ du président Faure Gnassingbé. Cela fait bientôt trois mois que la contestation dure contre le régime de Lomé. Depuis quelques jours, on parle de l’imminence d’un dialogue : qu’en pensent les militants ?

Jean-Pierre Fabre n’était pas au milieu de la marche de ce vendredi. Selon plusieurs sources, il est allé à la rencontre du président en exercice de l’Union africaine, le Guinéen Alpha Condé, à qui il doit remettre la plateforme de revendication de la coalition de l’opposition.

Déjà mardi, Jean-Pierre Fabre et une délégation de la coalition avaient rencontré des émissaires du président Ghanéen, Nana Akufo-Addo, avec qui ils ont discuté des préliminaires du dialogue.

Pour les manifestants, à quoi doit ressembler ce dialogue qui s’annonce ? « Le régime n'a pas voulu faire les réformes, et nous en sommes là ! Donc le seul dialogue maintenant, c'est un dialogue pour l'alternance », prévient l'un d'entre eux.

Il n’est pas nécessaire de rassembler la centaine de partis averti Binafame : « Au Togo, aujourd'hui, on connaît les protagonistes, on sait ceux qui sont sur le terrain et qui revendiquent, pour ne pas perdre du temps dans le nombre il faut prendre d'un côté la coalition de l'opposition et de l'autre côté le pouvoir ».

Pour le professeur David Dosseh, c’est un dialogue qui doit déboucher sur une transition courte : « C'est un dialogue qui est important puisqu'il va nous permettre de mettre sur pied une transition qui va nous permettre vraiment de revoir les institutions, pour faire en sorte que toutes les institutions importantes aient un véritable caractère républicain que nous n'avons pas aujourd'hui. »

La date du dialogue n’est pas connue, encore moins son lieu et ceux qui y prendront part, mais tous les protagonistes, pouvoir et opposition s’accordent à le voir se tenir Lomé. En attendant l’ouverture de cet énième dialogue, la coalition de l’opposition continue de manifester à travers les villes du pays.