Bénin: les réactions s'enchaînent après la garde à vue de Laurent Metognon

Vue générale de la ville de Cotonou, la capitale du bénin. (Image d'illustration)
© Getty Images/Peeter Viisimaa

Laurent Metognon, secrétaire général des syndicats de l'administration des finances et ex-président du conseil d'administration de la Caisse nationale de sécurité sociale, sera normalement présenté au procureur ce lundi 20 novembre à Cotonou. Il est poursuivi pour « placement hasardeux » de plusieurs milliards de FCFA contre une rétrocommission dans une banque en difficulté. Son domicile a été perquisitionné dimanche 19 novembre et depuis le début de cette affaire, les réactions s'enchainent.

Quelques heures après l'annonce de la garde à vue de Laurent Metognon, le Front pour le sursaut patriotique monte au créneau et déclare sans détours qu'il s'agit d'une « poursuite politique ». Sur la base des déclarations ayant fuité des auditions, le porte-parole du Front révèle qu'il y a eu confrontations, et que les accusateurs auraient été approximatifs.

Le leader des syndicats indépendants s'est également exprimé. « Pourquoi s'acharne-t-on contre Laurent Metognon alors que la justice n'a pas fini son travail »,  s'indigne Noël Chadare.

Gustave Assah, une des voix de la société civile, affirme que pour l'égalité devant la justice, les enquêtes auraient dû être élargies à l'ensemble des membres du conseil d'administration.

Du côté du pouvoir, il n’y a pas eu d’autre déclaration publique que celle du ministre des finances, Romuald Wadagni qui réclamait il y a quelques jours : « que chacun apporte la preuve de ce qu'il dit ».