Israël durcit sa politique migratoire et veut expulser 38 000 migrants africains

Le Premier ministre Benyamin Netanyahu a annoncé que le centre de rétention de Holot allait fermer ses portes.
© MENAHEM KAHANA / AFP

Israël a voté dimanche 19 novembre la prochaine fermeture de son centre de détention pour migrants. Dans le même temps le Premier ministre Benyamin Netanyahou a annoncé un accord pour expulser 40 000 migrants africains entrés illégalement dans le pays.

Avec notre correspondant à JérusalemMichel Paul

Le gouvernement israélien a approuvé à l'unanimité la fermeture du centre de détention de Holot dans le désert du Negev dont le budget était d'environ 58 millions d'euros par an. Les ministres israéliens de l'Intérieur et de la Sécurité publique ont donné aux migrants un délai de trois mois pour quitter le pays ou alors être expulsés.

Une mesure qui touche selon des chiffres officiels plus de 38 000 migrants africains, dont 28 000 Erythréens et 8 000 Soudanais qui séjournent de manière illégale en Israël.

Pour Benyamin Netanyahu, c'est la troisième phase du traitement de la question des réfugiés en provenance d'Afrique. Lors de la réunion hebdomadaire de son gouvernement le Premier ministre israélien a souligné qu'après avoir construit une barrière à la frontière égyptienne et expulsé quelque 20 000 migrants africains, l’on en était désormais à l'étape de  « l'expulsion accélérée ».

Il s'agit d'expulser les réfugiés notamment vers le Rwanda et l'Ouganda. Ces deux pays, indique-t-on de source gouvernementale israélienne, acceptent d'accueillir les migrants si leur départ d'Israël se fait avec leur consentement.

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