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Madagascar

Madagascar: pour l'UE, le scrutin de 2018 doit être «crédible» et «inclusif»

Opération de vote dans un bureau d'Antananarivo, ce 20 décembre 2013 (photo d'illustration).
© AFP PHOTO / RIJASOLO

A Madagascar, le Premier ministre Olivier Mahafaly a rencontré lundi 20 novembre la délégation de l'Union européenne dans le pays. Une consultation en vue du prochain Dialogue politique avec le président de la République, explique l'UE. Il a notamment été question de l'élection présidentielle qui doit se tenir fin 2018. Une réunion qui a eu lieu alors que le Parlement européen a adopté une résolution concernant Madagascar la semaine dernière. Date des élections pas encore fixée, réformes des lois électorales et de la Constitution, les députés européens se disent inquiets et invitent les autorités malgaches à organiser «des élections crédibles».

La résolution adoptée par le Parlement est «un encouragement à l'égard de Madagascar et non une ingérence». C'est ce qu'a déclaré lundi l'ambassadeur de l'Union européenne, Antonio Benedito Sanchez au palais du Premier ministre: « Madagascar se trouve face à une opportunité unique de consolider sa démocratie avec des élections crédibles, inclusives et participatives... »

Si l'Union européenne plaide pour des élections «inclusives», les autorités malgaches ont du mal à utiliser ce terme. Une élection présidentielle inclusive suppose que l'ancien chef de l'Etat Marc Ravalomanana et l'ancien président de la transition, Andry Rajoelina peuvent se présenter.

Olivier Mahafaly, le premier ministre malgache reste évasif. « Le président a dit: je m'engage à organiser une élection crédible ».

RFI: Crédible et inclusive aussi

Olivier Mahafaly: Bien sûr

RFI: Les anciens présidents de la transition et de la République pourraient donc être candidats ?

Olivier Mahafaly: Je vous demanderai de lire les dispositions de l'article 5 de la Constitution. Et qu'est-ce que vous entendez par «inclusivité» ?

Un article 5 qui indique que « la souveraineté appartient au peuple ».
Dans une interview accordé à RFI en début de mois, le président du Conseil de réconciliation nationale Alfonse Maka indiquait « nous n'avons pas idée d'exclure qui que ce soit, que ce soit Andry Rajoelina ou Marc Ravalomanana ».

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