La SADC débat de la crise au Zimbabwe

Le président sud-africain Jacob Zuma (g) et son homologue zimbabwéen Robert Mugabe à l'aéroport international d'Harare, le 27 août 2009 (photo d'illustration).
© Philimon Bulawayo/Reuters

Le président sud-africain et président en exercice de la SADC, Jacob Zuma, a pris ce lundi la direction de l'Angola pour un sommet extraordinaire à Luanda de la troïka de l'organisation sous-régionale, qui comprend l'Angola, la Zambie et la Tanzanie, pour tenter de trouver une porte de sortie à la crise zimbabwéenne.

Le premier objectif de la SADC est de ne pas créer de précédent. L'Angola, la Tanzanie, la Zambie ou même l'Afrique du Sud qui seront représentés dans cette réunion ne veulent pas de coup d'Etat sans sanctions.

La ligne qui était celle défendue par Jacob Zuma et ses émissaires était de pousser au respect de la Constitution, une posture favorable, quelque soit la configuration, à Robert Mugabe, président en exercice, vis-à-vis de son rival Emmerson Mnangagwa, sans fonction constitutionnelle.

Pour les spécialistes du Zimbabwe, la solution ne viendra pas de la SADC qui a toujours pris fait et cause pour Robert Mugabe. Et parmi les pays membres de cette troïka, au-delà du gouvernement ami sud-africain, il y a des alliés historiques du vieux leader de l'indépendance comme la Tanzanie qui avait accueilli le centre d'entraînement de la ZANU-PF, à l'époque où elle luttait encore.

L'Angola est dans une configuration proche du Zimbabwe avec son parti Etat. La démarche qui semble aujourd'hui la plus ouverte vient de la Zambie. Son ancien président, Kenneth Kaunda, a été envoyé à Harare. Parmi tous les émissaires qui auraient pu être choisis, sans doute l'un des moins favorables au vieux chef d'Etat zimbabwéen. Par son âge et son parcours, le premier président de la Zambie indépendante est proche de Robert Mugabe. A l'exception près et pas des moindres que Kenneth Kaunda a lui accepté de quitter le pouvoir il y a plus de 20 ans.

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