Republier
Madagascar

Madagascar: les députés estiment qu’il faut faire plus contre l’insécurité

Le palais de l’Assemblée nationale à Madagascar.
© Site internet officiel de l'Assemblée nationale

À Madagascar a débuté, jeudi 23 novembre à l'Assemblée nationale, une séance de questions-réponses entre les députés et le gouvernement. Elle a porté surtout autour de l'insécurité, qui a été déclarée priorité numéro une du gouvernement, il y a quelques mois. Lutte contre les vols de zébus, déploiement de factions armées pour protéger les zones rurales, lutte contre les vols à main armée ; les députés ne sont pas convaincus.

Depuis le mois de juillet, 12 demandes de bataillon interarmées sur 17 ont été satisfaites, et 90 % des zébus volés ont été restitués à leurs propriétaires. Il s'agit des statistiques du gouvernement.

Mohammad Ahmad, député de Fénérive-Est, affilié HVM, le parti au pouvoir, reconnait l'effort. Mais pour lui, c'est loin d'être suffisant : « Quand on voit quelqu’un qui vient de faire un crime, il rentre en prison et une semaine après il est dehors, ça ne donne pas du courage. Donc, on doit voir vraiment au niveau de la justice et donner un peu plus de moyens au niveau des forces de l’ordre. »

Le manque de moyens, un reproche qui revient en fil rouge dans chacune des interventions des députés. Hawel Mamodali est élu à Morondave. Selon lui, la lutte contre l'insécurité passe d'abord par la lutte contre la corruption : « S’ils arrivent à assainir ce fléau, ce sera déjà un grand pas pour la lutte contre l’insécurité. Après viendrait la professionnalisation de l’armée, de la police, de la gendarmerie. Parce que la corruption existe bel et bien. Si le gouvernement n’arrive pas à anéantir ce fléau, l’insécurité existera toujours à Madagascar. »

Le Premier ministre a quant à lui défendu les actions du gouvernement depuis quatre mois.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.