RDC: le Premier ministre Bruno Tshibala sur la sellette

Le Premier ministre Bruno Tshibala, le 4 avril 2017 à Kinshasa.
© JUNIOR KANNAH / AFP

Bruno Tshibala, le Premier ministre de la RDC, est sur une chaise éjectable. Les quarante-huit heures qui lui ont été données pour démissionner de son poste expirent ce vendredi soir 24 novembre. Interpellé à l'Assemblée nationale pour s'expliquer sur le retard constaté dans le dépôt du projet de loi budgétaire pour 2018, la réponse du Premier ministre n'a pas convaincu les élus nationaux.

« C'est clair et net, Bruno Tshibala a fourni des réponses pas seulement incomplètes, mais des réponses mensongères ». Henri Thomas Lokondo n'a pas eu d'autres mots pour expliquer sa colère et celle de ses collègues de l'Assemblée nationale congolaise.

Dès ce vendredi soir, dans le cas où le Premier ministre n'aurait pas démissionné, le député de la majorité présidentielle s'engage à récolter les 125 signatures nécessaires pour le faire tomber. Henri Thomas Lokondo parle de violation de la Constitution et de la loi des finances.

En effet, mercredi, le Premier ministre a été invité à l'Assemblée nationale. Le chef du gouvernement devait dire pourquoi le projet de la loi budgétaire pour 2018 a été déposé vingt jours seulement avant la fin de la session budgétaire. Or, la Constitution et la loi des finances exigent que ce texte arrive au Parlement au plus tard le 15 septembre pour permettre aux deux chambres, l'Assemblée nationale et le Sénat, de s'y pencher pendant au moins deux mois.

Dans sa réponse jugée lapidaire par une majorité des députés, Bruno Tshibala a évoqué le chevauchement des budgets 2016-2017 ainsi que l'évaluation pour les élections et le calendrier électoral qu'il a fallu attendre. La réponse n'a pas satisfait le député initiateur de l'interpellation et bon nombre de ses collègues. Ils ont tout simplement réclamé la démission.

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