RDC: procès de présumés Kamuina Nsapu poursuivis pour des attaques à Kinshasa

Vue de Kinshasa, capitale de la RDC.
© Wikimedia/Moyogo

En République démocratique du Congo, c’est l’ouverture, ce vendredi 24 novembre 2017, du procès de 36 prévenus présentés comme la branche kinoise de Kamuina Nsapu, milice accusée de violences dans la région du Kasaï. Ce procès se déroule à la Haute Cour militaire à Kinshasa. Ces prévenus sont accusés d’avoir participé à une série d’attaques dans la capitale entre mai et juillet.

Il y a d’abord la spectaculaire évasion de la prison de Makala en mai dernier. Puis, une série d’attaques sur des commissariats et enfin l’attaque en juillet dernier sur le marché central. Des événements qui avaient soulevé beaucoup de questions sur les intentions de leurs auteurs et qui ont frappé l’opinion.

Il y avait donc beaucoup de monde à l’audience ce vendredi matin. Elle a débuté à 10 h, heure de Kinshasa, et le procès est même retransmis en direct à la Télévision nationale.

Douze chefs d’inculpation ont été cités, parmi lesquels : terrorisme, participation à un mouvement insurrectionnel, association de malfaiteurs, assassinat, meurtre, évasion et refus de dénonciation. Selon l’auditorat militaire, deux sur ces 36 prévenus ont été arrêtés en mars, soit avant les attaques, pour avoir cherché, disent-ils, à implanter le mouvement Kamuina Nsapu à Kinshasa.

Les autres ont été arrêtés au fil des attaques. Le plus gros coup de filet, c’était fin juillet, avec notamment l’arrestation d’un certain Ben Tshimanga wa Tshimanga, présenté comme le cerveau de toutes ces attaques. Il est là ce vendredi matin, en robe de prévenu et pantalon jaune. Il est présenté également comme un membre de l’UDPS, le parti d’opposition, ce que ce dernier avait nié catégoriquement.

Il faut dire aussi que tout juste après l’attaque de la prison de Makala, celle-ci avait été attribuée non pas au Kamuina Nsapu par les autorités, mais à un autre mouvement, celui de Ne Muanda Nsemi, le Bundu dia Kongo (BDK). Alors, pourquoi ce changement ? « Ce sont les enquêtes qui nous ont éclairés », explique-t-on aujourd’hui à la Cour.