Migrants en Libye: l’OIM veut une opération d’envergure pour vider les centres

Le Conseil de sécurité s'est réuni mardi à la demande de la France (photo d'illustration).
© TIMOTHY A. CLARY / AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU a étudié mardi les options pour lutter contre l'exploitation des migrants en Libye. L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés ont indiqué vouloir mener une opération d'envergure pour vider les centres de détention et rapatrier les migrants dans leur pays d'origine. Cette réunion, organisée à la demande de Paris, intervient près de deux semaines après la diffusion d'images de migrants vendus sur un marché aux esclaves par la chaîne américaine CNN.

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

Près de 17 000 migrants - principalement originaires d'Afrique subsaharienne - sont encore officiellement détenus, selon l'ONU, dans trente centres gérés par le gouvernement libyen. Mais ils seraient beaucoup plus nombreux aux mains des trafiquants et des réseaux de passeurs contrôlés par des milices.

Il s'agit d'une catastrophe humanitaire d'une ampleur colossale, s'est indigné le directeur de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui a rappelé que la traite des esclaves était connue de son organisation depuis avril dernier mais que le documentaire de CNN lui avait donné un écho mondial.

Il faut une opération d'envergure pour sauver des vies, a-t-il plaidé en demandant aux autorités libyennes d'autoriser l'ONU à vider les centres de détention et à rapatrier sur une base volontaire les migrants dans leur pays d'origine ou dans un pays tiers. Mais pour cela, il faudra plus de financement et l'aide des pays concernés pour fournir des documents de voyages aux migrants détenus.

Paris veut une réponse forte

Paris, qui avait demandé la tenue de cette réunion d'urgence a estimé pour sa part nécessaire une réponse forte et a réclamé la mise en place de sanctions ciblées contre les responsables de ces crimes, et évoqué la possibilité de les déférer à la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité.

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