Le bilan du pire attentat de l'histoire de la Somalie s'élève à 512 morts

Des civils retirent des corps de victimes de l'attentat à la voiture piégée perpétré devant un hôtel à un carrefour commercial fréquenté du centre de Mogadiscio, le 14 octobre 2017.
© REUTERS/Feisal Omar

Six semaines après l'attentat de Mogadiscio, les autorités somaliennes ont donné samedi 2 décembre un nouveau bilan considérablement plus élevé que le précédent. L'explosion d'un camion en plein centre de la capitale le 17 octobre dernier a fait 512 morts. On compte aussi près de 300 blessés qui ont toujours besoin d'aide. L'attaque n'avait pas été revendiquée, mais les shebabs sont pointés du doigt.

Plus d'un mois et demi après l'attentat qui a frappé la capitale Mogadiscio, la plupart des blessés ont quitté les hôpitaux de Mogadiscio, mais cela ne signifie pas que tous sont guéris. Les cas les plus graves ont été envoyés à l'étranger pour recevoir des soins et ils s'y trouvent encore aujourd'hui, comme l'explique l'un des médecins de l'hôpital Kalkaal.

« Les blessés ont été envoyés pour certains dans d'autres pays comme la Turquie, le Soudan, parce qu'ils avaient besoin d'être opérés ; l’un se trouve actuellement en Syrie. Et en Somalie, nous n'avons pas les moyens d'effectuer ce niveau de chirurgie, donc les blessés ont été conduits ailleurs », explique-t-il.

Et bien sûr, comme toujours dans ce genre de situation, il y a les blessures invisibles. Des blessures que la Somalie ne prend pas non plus en charge.

Le docteur Amin dirige une société d'ambulances privées, l'une des premières mobilisées le jour de l'attentat. « Pour surmonter un traumatisme, il faut pouvoir parler lors de consultations, mais dans notre pays, il n'existe aucun soutien psychologique. Nous aussi, les ambulanciers, nous sommes victimes de cauchemars. Parce que nous avons été témoins de ce que les autres n'ont pas vu ce jour-là », rappelle-t-il.

L'aide matérielle, en revanche, est bien arrivée. Les familles de victimes ont reçu récemment entre 900 et 3 000 dollars pour les aider à surmonter les conséquences de cet attentat.

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