RDC: quatre journalistes et techniciens de Radio Véritas détenus

Les employés de Radio Véritas ont été détenus alors que la radio diffusait une plénière de l’Assemblée provinciale sur l’interpellation du gouverneur de la province de Lomani (photo d'illustration).
© F1jmm HENRY Bruno/CC/Wikimedia Commons

En République démocratique du Congo (RDC), quatre employés d’une radio sont détenus, depuis mercredi 29 novembre, dans la ville de Kabinda, capitale de la province de Lomami, dans le centre du pays. L’organisation de défense de la presse Journaliste en danger (JED) dénonce l'interpellation des quatre journalistes et techniciens de Radio Véritas qui seraient aux mains de l’Agence nationale de renseignement (ANR). Leurs proches disent n'avoir aucune nouvelle.

Depuis que Johnny Kasongo, Jean Doudou Ndumba, Musiko Kisiesia et Ephraïm Mbayo sont détenus, personne n'a pu avoir accès à eux, ni avocat ni famille. Aucune information n'a été donnée sur ce qu'on leur reproche mais selon des témoins, ils ont été arrêtés alors que leur radio retransmettait des débats du Parlement provincial.

Joint par RFI, Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de l'organisation Journaliste en danger, les quatre employés de Radio Véritas ont été frappés violemment lors de leur arrestation par des hommes de l’ANR.

« Ils ont été arrêtés au moment où leur radio – une radio catholique – était en train de diffuser, en direct, une plénière de l’Assemblée provinciale sur l’interpellation du gouverneur de cette province. Ils ont alors vu débarquer, dans les installations de leur radio, un groupe d’agents de l’ANR qui ont interrompu cette diffusion. Ils ont agressé et battu copieusement ces journalistes, avant de les embarquer et de les amener dans leurs installations. Depuis, aucun membre de leurs familles n’a eu la possibilité de leur rendre visite. Il s’agit donc d’une détention qui est tout à fait arbitraire. C’est une atteinte grave à la liberté de la presse et de l’information que nous condamnons et que nous dénonçons », a-t-il tenu à souligner.

JED (lire le communiqué) demande la libération immédiate et sans conditions des journalistes.