Centrafrique: un casque bleu tué dans une attaque à Bria

Bria, le 12 juin 2017. Des casques bleus patrouillent dans cette localité qui connaît des violences sporadiques depuis mai 2017.
© SABER JENDOUBI / AFP

Un casque bleu a été tué en Centrafrique lundi 4 décembre. Il s'agit d'un policier mauritanien qui a péri dans l'attaque de son poste situé à l'entrée du site de déplacés de PK3 à Bria, dans l'est du pays. Trois autres ont été blessés. Il s'agit du quatorzième soldat de la paix tué depuis le début de l'année en RCA.

Il est environ 8h30 ce lundi 4 décembre lorsqu'« un nombre indéterminé d'anti-balaka armés de fusil AK47 et de fusils artisanaux », selon le communiqué de la Minusca, attaquent le checkpoint. Un policier mauritanien est tué, deux autres sont blessés ainsi qu'un casque bleu zambien. Les échanges de tirs continueront jusqu'aux environs de 10h, selon le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro.

La police et la force de la Minusca ont riposté et les assaillants ont fui.
Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, revient sur les circonstances de l'attaque
04-12-2017 - Par Pierre Pinto

La force onusienne ne donne pas de bilan global des affrontements, mais il pourrait y avoir d'autres victimes selon une source humanitaire sur place.

Selon le communiqué, l'attaque du checkpoint est intervenue « deux heures après une intervention de la force de la Minusca dans le quartier d'Amameu, au cours de laquelle deux déplacés retenus en otage par les anti-balaka ont été libérés et un anti-balaka a été interpellé ».

Selon une source humanitaire, la tension serait remontée d'un cran entre les casques bleus et les anti-balaka lorsque ces derniers ont tenté d'organiser une marche contre la Minusca vendredi.

Lundi, compte tenu de ce regain de violence, les ONG sont restées cantonnées dans leurs bases, et attendent de pouvoir évaluer la situation ce mardi avant de reprendre leurs activités dans cette ville où 90 % de la population est déplacée.

Les affrontements de lundi ont aussi empêché la venue à Bria du panel de facilitateurs de l'Union africaine. Des négociateurs qui ont entamé fin novembre leur tournée des groupes armés pour amorcer des discussions de paix avec chacun d'entre eux.