Madagascar: le prix du riz ne cesse de flamber

Récolte du riz à Madagascar.
© (CC) / Bernard Gagnon / Wikipédia

Denrée de première nécessité à Madagascar où il est consommé matin midi et soir, le riz s’achète désormais à 2 500 arias le kilo contre 1 500 l’an dernier à la même époque.

La hausse du prix du riz n’en finit pas d’inquiéter. Mardi, le Premier ministre a annoncé des mesures, comme le renforcement des contrôles de prix, ou le suivi de la traçabilité du riz depuis les importateurs jusqu’aux détaillants. Mais malgré les efforts fournis, la concertation mardi après-midi des acteurs de la filière, malgré l’importation d’une grande quantité de riz - la Thaïlande a d’ailleurs fait un don de 60 000 dollars la semaine passée pour pallier la pénurie locale - la crise se prolonge.

Sur le marché international, le prix du riz se stabilise autour de 12 dollars le quintal, mais, en revanche, ce sont les variétés de riz malgaches qui ne cessent d’augmenter depuis le mois de février. En janvier dernier, le ministre du Commerce et de la Consommation a annoncé qu’on a pu récolter que 20% de la production à cause du manque d’eau. Spéculation de certains opérateurs, aléas climatiques, les facteurs pour expliquer cette flambée sont nombreux.

Face à cette hausse qui frôle des sommets, que peut faire le gouvernement ? Si la loi sur la concurrence met en avant la règle de la libre fixation des prix par l’offre et la demande, un article prévoit cependant la possibilité pour le gouvernement de prendre des mesures temporaires en cas de situation de crise. C’est-à-dire fixer le prix du riz, denrée de première nécessité à Madagascar.

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