RDC: l’Institut national des arts a célébré ses 50 ans d’existence

Vue de Kinshasa, capitale de la RDC.
© Wikimedia/Moyogo

L'Institut national des arts (INA) de Kinshasa a fêté mardi 5 décembre ses cinquante ans d'existence. Un concert exceptionnel a été organisé à l'Institut culturel français. L'occasion pour les responsables de cette institution de revenir sur son parcours.

C'est avec beaucoup de fierté que le professeur Yoka Lye Mudaba parle de l’Institut national des Arts (INA). « C’est la seule institution de formation technique et artistique supérieure en Afrique centrale dans le domaine du patrimoine culturel immatériel, c’est-à-dire les arts de la scène, les arts de la parole, la musique, mais aussi en appoint, nous avons la gestion des entreprises culturelles », explique-t-il.

Que dire alors des cinquante ans d'existence de l'institution. Selon le directeur général de l'INA, cet établissement a été de tous les grands événements, entre autres le cinquantenaire de l'Indépendance de la RDC et le quatorzième sommet de la Francophonie.

Cultrana, site mythique

Mais l'INA a aussi vécu des moments creux. En 1988, le site mythique Cultrana, sur le pont Kasa-Vubu, a été détruit au profit de la construction du stade des Martyrs. Yoka Liye Mudaba est encore inconsolable. Pour lui, Cultrana était tout un symbole : « Sur le pont Kasa-Vubu, Cultrana c’est la culture traditionnelle négro-africaine. L’INA est partie de cette idée-là en 1967 et automatiquement après, on a créé le théâtre national »

Le cinquantenaire de l'INA a été célébré mardi soir à la Halle de la Gombe, avec un mélange de musique de chambre et de rumba congolaise, comme pour rappeler qu'au début, c'était le Conservatoire national de musique et d'arts dramatiques.